
Amoureux à la Cité... le récit d'Amadou
Un amour orphelin
sur les traces de ma voisine L...se
La jeunesse de son sourire vous attire lorsque vous la rencontrez pour la première fois. Vous ne pouvez qu’avoir le cœur qui bat au point de s’essouffler. Une telle alchimie ne peut qu’émaner d’une beauté presque parfaite. Étoile de mes rêves, encore aujourd’hui ivre de ton silence pur, je vois grandir l’enfant de cet amour en ton absence…
Son sourire accompagne son regard et l’harmonie de la musique de sa voix vous rappelle qu’elle est une femme reine. Elle est douceur, elle est mystère...
J’ai chanté matin et soir, flâné mon regard dans des horizons lointains cherchant à joindre mes mains orphelines aux tiennes…
J’ai cherché sans espoir ta tendre voix dans l’écho du vent venu…
J’ai scruté dans le ciel profond le moindre signe de ta constellation...
Gémeaux…
Si vous avez l’heureuse chance de la rencontrer un bout du petit matin ensoleillé luisant de rayons chaleureux vous serez sans doute épris de sa physique. Ses cheveux et ses sourcils scintillent d’une lueur dorée. Elle vous captive de loin. Elle a le don du charme inné...
Ma flamme s’allumera pour toujours au gré de tes regards inquisiteurs
Je suis pris dans les mailles d’un amour incompris
Ma pensée se dilue à la tienne, captif je jure ta beauté, ton absolue présence...
Son nom est lumière, il scintille comme un astre au fond du ciel nocturne. Je me rappelle de la question intrigante qu’elle me posa et qui occupa longtemps mon esprit au point de regretter de mettre dépourvu : « Tu ne serais pas triste de quitter cette cité ? »
« Non... », répondis-je, sans doute heureux de partir comme un conquérant, sans doute lacéré par mon long séjour dans cette cité de l’universel, temple des cultures.
Aujourd’hui la solitude me consume lentement, j’ai l’heureux remords de n’avoir point le courage de te dire…
Te dire que je t’aime à la folie, que je t’aime aux larmes
De chaque aurore craintive du petit matin brille encore un espoir.
Dois-je croire infiniment à cette lueur éphémère ?
Faible est son éclat.
Rien de loin ne sera vivant, ne brillera sans ta présence.
Rien ne sera non plus comme le jour où je t’ai connue, toi gardienne de mon souffle béni.
Le temps semble figé. Jamais automne n'aura été si étranger, rude en son absence...
Sur les feuilles fanées orphelines de leurs arbres, j'imprime ma destinée frivole
Sur ces pollens et graines éparpillées, se refuge un cœur ramolli, rabougri par un amour orphelin.
Que chante mon chagrin?
Dans les profondeurs de la nuit se repose ma peine inconsolable, dissimulée dans un silence gris...
Mon cœur dépourvu pleure ton absence, plus jamais une femme ravira leurs battements purs
Je me contente d’être ton humble amant...
Je me contente de cette lourde solitude…
Sans la rage de rêver ta beauté mon silence finirait par étouffer ce souffle libérateur
Mon amour...
Ma pensée erre sans arrêt dans les sentiers imaginaires qui mènent vers ta demeure
Parle-moi sans regret, sans gêne, j'attends ta voix !
Je ne sais où te retrouver, au-delà de l'horizon je me noie dans mes regards fugaces
Aucun repère dans le néant sombre au bout de cette ligne illusoire
Je plane dans cet empire perdu, aucune lumière de ce trou béant obscur ne consolera l'immense peine
Si ce n’est entendre à nouveau le lux de ta voix !
Cueillir la lumière de ton sourire
Sentir ton haleine fraîche doucement pénétrer mon corps
Sentir ta peau douce éclatante d’une blancheur immaculée
Répondre à tes regards spontanés
Devant cet horizon lointain
Devant l'incertain retour
Sous les rayons ardents d'un soleil au zénith
Je veux renaître sans sanglots
Dis-moi si ma voix retentira comme une murmure dans l’écho évanescent du mistral venu
Je cri de ma passion...
Dis-moi si cette voix molle sera audible comme une sérénade sous ta fenêtre là-bas
Devant la beauté pesante de tes prunelles grises
Devant la lueur de ton front et l’éclat de ton sourire généreux
Je jure ta divine beauté...
A ma voisine L...se
